Bonjour à toutes et à tous,

Nous vous souhaitons une excellente année !

Cette année sera particulière pour le Réseau Traces car nous fêtons les 20 ans de la création de la biennale Traces ! Cet automne nous proposerons donc une biennale spéciale lors de laquelle, nous l’espérons, s’impliqueront comme les éditions passées les partenaires plus nombreux que jamais qui s’inscrivent dans le réseau aujourd’hui et proposent en région Auvergne-Rhône-Alpes une multitude et une grande diversité de projets et actions autour des questions qui entourent les migrations d’hier et d’aujourd’hui.

Afin de construire la biennale à venir, en définir ses contours, ses objectifs, ses thématiques, nous organisons des rencontres et échanges du réseau dans les grandes villes de la région. Pour commencer, le 15 janvier nous serons à Bourg-en-Bresse, le 17 janvier à Riom et Clermont-Ferrand, et le 27 janvier à Valence. Les réunions suivront ailleurs en région dès début février. Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour échanger sur nos pratiques et actions respectives et construire collectivement des propositions collectives cette année.

Le réseau Traces se développe et nous organisons désormais plusieurs rendez vous chaque mois dans toute la région, construits et portés avec un ou plusieurs membres du réseau.

Voici ci-après les rendez-vous du mois de JANVIER 2020.

Au plaisir de vous y croiser !

Le réseau Traces.

www.traces-migrations.org

www.facebook.com/traces.migrations

 

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LES RENDEZ-VOUS DE TRACES:

 

La section de Billom de la Ligue des droits de l’Homme en partenariat avec les rencontres Images Migrantes du Réseau Traces présentent :

Jeudi 16 janvier, 20h30

À la Mairie de Billom

Soirée cinéma « L’accueil solidaire citoyen »

Projection et échanges, avec les témoignages du collectif CASA (Collectif Accueil Solidarité Alentours)

Autour du film « Déplacer les montagnes » réalisé par Lætitia Cuvelier et Isabelle Mahenc (2019, France, 1h20)

« Dans nos montagnes, là où nous avons choisi de vivre, nous voyions des espaces de liberté, des cols, des passages et des invitations au voyage. Nous avons vu une frontière se dessiner, de la violence contre les personnes exilées, des drames et des élans de solidarité. Nous avons vu des portes s’ouvrir, des liens se nouer à la croisée de ces chemins d’exil et d’hospitalité. Nous avons eu envie de faire raconter cette aventure par ceux qui arrivent et celles et ceux qui accueillent. Parce que cette histoire de rencontres dit quelque chose de nous et du monde dans lequel nous vivons. »

Entrée gratuite

 

L’association Ecologie au Quotidien présente, dans le cadre des 18es Rencontres de Die et de la Biovallée organisées sur le thème «S’entraider … Coopérer, ici et ailleurs », en partenariat avec le Réseau Traces :

Lundi 27 janvier 2020

À Die, Salle Polyvalente

Deux projections sur la thématique

« L’accueil des migrants, hier et aujourd’hui »

Les films seront suivis de discussions en présence de Philippe Hanus, historien, coordinateur de l’ethnopôle « migrations, frontières, mémoires » au CPA, Linda Guerry, historienne et de Sébastien Escande, coordinateur du Réseau TRACES. Un débat sur la question du « délit de solidarité » sera animé par un.e représentant.e du GISTI. Avec la participation des acteurs locaux : REDAR, VEDAR, Voies libres.

> 17h : « Toni » (1935, 1h30) de Jean Renoir

« Immigré italien, Antonio, dit Toni , a trouvé du travail à Martigues. Il y vit d’abord auprès de Marie, mais il tombe amoureux de la belle Josépha, d’origine espagnole, dont l’oncle est un petit propriétaire prospère. » Tourné au cœur même des communautés méditerranéennes immigrées des Martigues, Toni dépeint avec force et réalisme la vie des travailleurs exilés et les passions tragiques qui unissent, ou désunissent, ces déracinés.

> 19h : Repas

> 20h30 : « Le bel été » (2019, 1h20) de Pierre Creton

« Robert, Simon et Sophie vivent au bord de la Manche dans un quotidien d’habitudes. Ils rencontrent Nessim et 3 adolescents qui, tous, ont traversé la Méditerranée pour se réfugier en France. Ils vont vivre tous ensemble le temps d’un été. »

 

+ Aussi, dans le vaste programme des rencontres de Die qui ont lieu du vendredi 24 Janvier au dimanche 2 Février 2020 (programme complet sur https://www.ecologieauquotidien.fr/)

Jeudi 30 janvier, à 14h : Projection du film « Déplacer les montagnes » en présence des réalisatrices

 

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RELAIS D’INFORMATIONS DU RÉSEAU TRACES

Voici les rendez-vous et informations des structures partenaires du réseau TRACES.

N’hésitez pas à nous tenir au courant de vos actualités, nous les relaierons le plus largement possible ! reseau.traces@gmail.com

 

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Expositions

Du 9 janvier au 10 février 2020, Médiathèque Pierre Mendès France, 79 rue des Jardiniers, Villefranche-sur-Saône: « Justes solidaires », photos de Bertrand Gaudillère,

Du 7 Janvier au 31 Janvier 2020, MJC Ménival. 29 avenue Ménival, Lyon: « Islam Kreol », photos de Morgan Fache

Du 2 Décembre au 20 Février 2020, Théâtre du Point du Jour, Lyon, 04 78 24 27 59: « Je ne suis pas un chiffre », photos de Bertrand Gaudillère

https://www.collectifitem.com/

 

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Mercredi 8 Janvier
Au Baston, 9 rue de la Quarantaine, Lyon

Projection rencontre « Représentation des migrations

Les représentations des migrations et la beauté de notre multiculturalité seront mises en lumière lors de cette 4ème édition des projections et rencontres avec La Bobine Production. Les réalisateurs ont posé un regard tendre, engagé et parfois drôles sur ce sujet.Nous invitons aussi Chloé Monin de l’association Forum réfugiés-Cosi pour aider à mettre en lumière les enjeux des questions migratoires et contextualiser les différents courts-métrages.

FILMS AU PROGRAMME :

  • > La Loterie de Babylone, Gerardo Ramos, documentaire, 28 min 16.
  • > Avant l’exil, Barbara Arsenault, série documentaire, 18 min.
  • > Peritiv, Les Pros du Xion, fiction, 5 min 25.
  • > Les Poux, Marc Lahore, fiction, 12 min 45.
  • > Danse nomade, Nayan Ducruet, documentaire expérimental, 11 min.

 

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Jeudi 9 Janvier, à 16h
ENS Lyon; site Descartes (salle D2 104)

« La détention des étrangers »

Le recours à l’enfermement s’est considérablement développé au cours des vingt dernières années pour contrôler les circulations des personnes dans le monde, dissuader et réprimer les franchissements irréguliers des frontières. La privation de liberté est devenue l’un des instruments de politiques migratoires de plus en plus restrictives et sélectives.

Séance spéciale du séminaire Enfermement ouverte à toutes et à tous, gratuite, dans la limite des places disponibles

http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article9089

 

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Jeudi 9 Janvier, à 18h30
Au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon
14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

Géopolitique des Murs

Avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, l’humanité pouvait espérer que la construction de murs entre les pays allait disparaître. Mais, il n’en est rien : de nombreux murs subsistent et séparent encore les peuples, tandis que de nouveaux, en acier ou en béton, sont érigés dans différents endroits de la planète. Mur électronique érigé par l’Arabie saoudite face à l’Irak, « mur de Schengen » aux portes de l’Union européenne, projet entre le Kenya et la Somalie ou entre l’Ukraine et la Russie, ces murs s’appellent « zone démilitarisée » en Corée, « zone verte » à Chypre, « lignes de paix » à Belfast ou « grillages de protection » à Ceuta et Melilla. Leur impact sur les populations est toujours important, générant contraintes et frustrations. Ils sont le signe tangible de la permanence de tensions à l’actualité souvent brûlante et de conflits inextricables gelés par l’histoire. Dans un monde qui se veut ouvert, ils apparaissent comme un paradoxe.

Par Alexandra Novosseloff, docteur en sciences politiques, chercheure associée au Centre Thucydide de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et chargée de mission au ministère de la Défense

Tarif : 3€ Réservation conseillée : 04 72 73 99 00

 

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Jeudi 16 Janvier, à 18h30
CPA, 14 rue Louis Gallet, Valence

Rencontre exceptionnelle avec l’historien Gérard Noiriel autour de son ouvrage « Une histoire populaire de la France. De la guerre de 100 ans à nos jours »

La France, c’est ici l’ensemble des territoires, colonies comprises, qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l’État français. Gérard Noiriel éclaire ainsi sous un jour nouveau le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé son histoire depuis la fin du Moyen Âge : les guerres, l’affirmation de l’État, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l’esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.

Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Gérard Noiriel est un pionnier de l’histoire de l’immigration en France. Auteur de nombreux ouvrages sur le racisme, la classe ouvrière, l’identité nationale et les questions épistémologiques en histoire, il a activement participé au développement des études socio-historiques.

Entrée libre sur réservation (places limitées) au 04 75 80 13 00

https://www.le-cpa.com

 

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Jeudi 16 Janvier, à 18h
La Cordée, 47 Galerie de l’arlequin, Grenoble

La lutte contre les discriminations ethno-raciales en France : de l’annonce à l’esquive ( 1998 – 2016).

Dans une période où le racisme se banalise et où il est urgent de renforcer les politiques de lutte contre le racisme, l’université populaire vous invite à une soirée autour du livre de Marie-Christine Cerrato Debenedetti sur la question des luttes contre les discriminations ethno-raciales en présence de l’auteure.

Nous vous proposerons de réfléchir autour de 3 thèmes : La place des concerné.es dans la lutte contre les discriminations ethno-raciales, la politique nationale de lutte contre les discriminations ethno-raciales, l’action publique locale

INFOS :http://www.regiegrenoble.org/2019/12/26/la-lutte-contre-les-discriminations-ethno-raciales-en-france-de-lannonce-a-lesquive/

 

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Vendredi 17 Janvier, à 20h30
Ciné Rillieux, 81 bis Avenue de l’Europe, Rillieux-la-Pape

« On nous appelait beurettes », un documentaire de Bouchera Azzouz

« Cité de l’amitié, banlieue parisienne. Le film retrace l’histoire d’une émancipation familiale et sociétale de toute une génération de filles, invisibles. Elles font partie de cette génération qui a vu naître les quartiers et qui va être confrontée de plein fouet à la problématique de l’intégration. Ce sont elles qui ont essuyé les plâtres d’une tentative d’un premier « vivre ensemble », elles qui sont allées pour la première fois à l’école française mais qui ont connu les vacances d’été au bled et l’écartèlement plus ou moins douloureux entre deux cultures. Les beurettes ont dû non seulement gagner le droit d’être pleinement citoyennes en tant que personnes issues de l’immigration mais aussi en tant que femmes. »

Cette projection en présence de la réalisatrice est organisée par le Collectif Vivre Ensemble. Pour bénéficier du tarif réduit à 3€, il est nécessaire de s’inscrire auprès de l’accueil des centres sociaux de Rillieux.

INFOS :https://youtu.be/lI_uMHNOOUM

 

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Samedi 18 Janvier, à 19h
Rize, 23 Rue Valentin Hauy, 69100 Villeurbanne

Ciné-rencontre: Quel côté de l’abscence?

Le Rize initie un cycle de rencontres mettant en dialogue la création artistique et la recherche. Pour ce premier rendez-vous, c’est la question de la sépulture dans les parcours migratoires qui est posée. Dans une trajectoire familiale rompue par l’émigration, où souhaite-t’on être enterré ? Ici, en France ou là-bas, dans la tradition du pays ? Réalisé à partir d’un travail ethnographique, le film esquisse la complexité de cette question pour cinq Chalonnais qui racontent avec pudeur les enjeux de l’inhumation malgré l’enracinement des familles. Dans la réciprocité de leur dialogue, une chercheuse et un photographe cherchent à traduire ces paroles, associant un vidéaste et un musicien dans leur projet de création. Comment l’image, la musique et la photographie répondent au travail de recherche de la sociologie ? Comment chacun se nourrit du regard de l’autre ?

Tout public, entrée libre. Réservation conseillée :http://lerize.villeurbanne.fr/agenda/quel-cote-de-labsence-2020-01-18/

 

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Lundi 20 Janvier, à 14h
Université Jean Monnet – Bâtiment E, 1er étage, salle E 1-3, 10, rue Tréfilerie- Saint-Etienne

Tracer les lieux à mémoires multiples en France et en Europe

Avec Alain Battegay, Marie-Th. Têtu (sociologues) et Geneviève Erramuzpé (ancienne directrice de la Maison d’Izieu, Mémorial des enfants juifs exterminés).

Au cours de cette séance, on s’interrogera sur les évolutions de deux lieux de mémoires, le Mémorial National de la prison Montluc à Lyon et la Maison des enfants Juifs exterminés d’Izieu. Les évolutions de ces deux lieux de mémoire, contemporains et différenciés, seront évoquées au prisme de la multiplicité des histoires et des mémoires qui s’y croisent. Il s’agira d’une part de retracer les évolutions de cette multiplicité dans leurs propositions muséales, leurs mises en récit mémoriels et historiques, leurs mises en intrigue pédagogique et politique. Simultanément, l’attention sera portée aux dimensions européennes et transnationales dans les évolutions différenciées de ces deux lieux de mémoire, en lien avec leurs objets, leurs matérialités, leurs projets.

 

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Vendredi 24 Janvier, 9h30-12h30
Rize, 23 Rue Valentin Hauy, 69100 Villeurbanne

Première séance du séminaire « Recherche-création. Expériences et potentialités »

Mis en place en partenariat entre le laboratoire EVS (Environnement, Ville, Société), le Rize et la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce séminaire a pour objectif d’offrir un espace d’échanges et de débats sur les collaborations entre artistes et chercheurs en sciences sociales, mais aussi les nouvelles manière de faire de la recherche en y incluant des processus créatifs et sensibles.

La première séance sera consacrée au thème suivant: « Territoires et dispositifs de la recherche-création. Une expérience de résidences d’artistes et de chercheur.es au sein de parcs naturels régionaux ».

 

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Vendredi 24 Janvier, à 18h30
Auditorium du Musée de Grenoble

Rencontre sur le Thème « la République et l’islam »

Rencontre avec le Président de la Fondation Islam de France – Ghaleb Bencheikh. À propos de l’important travail de la Fondation sur la connaissance de l’islam en lien avec l’Institut du Monde Arabe présidé par Jack Lang. Un travail à la fois laïc, civilisationnel et scientifique sur le fait religieux (islamologie)

https://campuslumieresdislam.fr/fr
INFOS :https://fondationdelislamdefrance.fr/

 

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Samedi 25 Janvier, à 14h30
CPA, 14 rue Louis Gallet, Valence

Rencontre: Qui sont les Yézidis?

Les yézidis font partie des populations les plus anciennes de la Mésopotamie, où leur croyance est apparue il y a plus de quatre mille ans. Majoritairement situés dans le Kurdistan irakien, plusieurs milliers de yézidis se sont également établis en Syrie, en Turquie, en Arménie et en Géorgie. Pris pour cible par des djihadistes de l’État islamique en Irak, certains d’entre eux ont pu trouver refuge en France, et, notamment dans la Drôme grâce à une grande mobilisation associative et citoyenne.

Cette rencontre, mêlant musique et témoignages, sera l’occasion de découvrir l’histoire et la culture du peuple yézidi, ainsi que leur combat pour la reconnaissance des crimes dont ils ont été victimes. Une soirée festive organisée par les associations à Crest, salle de l’Amape, prolongera la rencontre.

Avec la participation d’Estelle Amy de la Bretèque, anthropologue, les associations Voice Of Ezidis et Val de Drôme Accueil Réfugiés, avec le soutien de la DILCRAH au Centre Du Patrimoine Arménien de Valence

https://www.le-cpa.com

 

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Samedi 25 janvier, à 14h
Au Centre Culturel et de la Vie Associative (CCVA), 234, cours Emile Zola, Villeurbanne

Colloque à l’occasion des 80 ans de La Cimade (solidarité avec les migrants).

Autour de trois tables rondes successives, les intervenants, historiens et témoins, retraceront: la résistance à l’inacceptable durant la guerre 1939-45, l’action de La Cimade durant la guerre d’Algérie sur les deux rives de la Méditerranée, les réponses de la société civile, dont La Cimade, au mouvement de fermeture des frontières et des esprits qui marque les quarante-cinq dernières années (plus d’une loi par an sur l’immigration depuis 1974!). Le colloque, agrémenté de courts spectacles, de témoignages et d’un buffet final, sera gratuit et ouvert à tous.

Lien d’inscription: https://www.helloasso.com/associations/la-cimade/evenements/colloque-la-cimade-a-80-ans

 

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Samedi 1er février, à 19h
Au Rize, 23 Rue Valentin Hauy, 69100 Villeurbanne

BD Spectacle: Humains, La Roya est un fleuve

Une mise en musique et en scène de la bande-dessinée d’Edmond Baudoin et Troubs, autour de cette région symbole de l’accueil des réfugiés.

La vallée de la Roya est devenue l’un des lieux symboliques de la façon d’accueillir les réfugiés. Parfois vue comme une ligne de séparation ou une frontière, elle est aussi un espace de contact, un trait d’union. Le collectif lyonnais Improjection est de retour au Rize après sa performance, l’été dernier, sur Les Temps modernes. Il propose cette fois une adaptation de la bande-dessinée d’Edmond Baudoin et Troubs dans un voyage graphique à la rencontre de ceux qui traversent la frontière et de ceux qui leur viennent en aide. Un évènement conçu par le collectif Improjection – en résidence au Riza. Une co-production Lyon BD organisation.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

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PUBLICATIONS

 

ECARTS D’IDENTITÉ N°133 « Images Mirages ? Représentations des migrations »

« L’image, figée ou en mouvement, circule dit-on ou défile, d’un média à l’autre ou en boucle dans le même. L’image migre et nous dit sans doute quelque chose du Monde en migration (titre de la biennale de Traces Auvergne-Rhône-Alpes 2018) qui spécifie le présent que nous vivons (migrations des biens, des symboles et des humains).(…)L’image témoigne. Elle fait trace et archive pour les mémoires et pour l’histoire (Y. Gasteau, M. Chauliac, D. El Yazami). Les images des migrations du XXe siècle (plus rares ou moins accessibles sans doute jusqu’aux années 1980) nous permettent aujourd’hui de mieux saisir ou de mieux com-prendre (prendre avec) ce qui s’était passé et comment cela s’était passé en des temps où les migrations étaient parfois aussi importantes qu’aujourd’hui (A. Dubois). Expositions, publications et documents divers en témoignent. L’image est donc aussi notre aide-mémoire. Elle nous rappelle que notre présent ne peut s’interpréter seulement de lui-même et par rapport à lui-même (sans hors-champ), mais recèle (parfois semble même répéter) les modalités des « présents » passés. » Abdellatif Chaouite

http://www.ecarts-identite.org/

 

Appel à propositions du Festival des sciences sociales (Marseille, 23-27 septembre 2020)

La date limite pour répondre à l’appel est fixée au 31 janvier 2020.

Le thème de cette deuxième du Festival des sciences sociales sera « Migrer » (titre provisoire). Il nous invite, toutes et tous, à réfléchir au caractère fondamental des migrations des êtres, des objets de toutes natures, ainsi que des cultures dans la constitution, dans la reproduction et dans les recompositions du social. Il nous invite aussi, en saisissant nos objets à travers son prisme, à faire partager à nos publics l’expérience du décentrement et du changement de perspective qui est au cœur de notre engagement dans les sciences sociales et de notre conviction de leur utilité civique.

Le comité éditorial du festival, présidé par Alain Delissen et Judith Scheele, sélectionnera au terme de cet appel une vingtaine de propositions de manifestations qui permettront de déployer le thème « Migrer » et d’en faire ressortir les multiples aspects. Le festival Allez Savoir veut exprimer ce qu’est l’EHESS, dans sa singularité et dans sa diversité. C’est pourquoi le comité éditorial sera tout particulièrement sensible dans son travail de sélection au caractère interdisciplinaire des manifestations proposées, au respect de la parité, à la représentation des étudiantes et des étudiants de l’EHESS. J’invite donc ces dernières et ces derniers à répondre à cet appel, de même que j’appelle nos collègues enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs de l’Ecole, soit membre statutaire (CNRS ou autre organisme : IRD, INSERM, etc.) d’une unité dont l’Ecole est tutelle, à déposer aussi des propositions les incluant.

https://www.ehess.fr/fr

Pour plus d’informations: festival@ehess.fr

 

Categories: Agenda

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