Le RÉSEAU TRACES s’est créé à la fin des années 1990, il regroupe une très grande diversité d’acteurs, qui tous ont en commun de travailler les questions qui entourent les migrations d’hier et d’aujourd’hui en région Auvergne-Rhône-Alpes : chercheurs.euses, artistes, médias, associations socio-culturelles, lieux de diffusion, collectivités territoriales, institutions, collectifs d’habitants, etc. Ce réseau est constamment en mouvement, en fonction des intérêts, des compétences, des actualités des uns et des autres, qui bougent.

Nous souhaitons mettre en avant ici des chercheuses et chercheurs qui s’impliquent au sein du Réseau TRACES ou y sont régulièrement associé.es.

Portraits et interviews, cette première liste sera complétée régulièrement !

 

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PEROLINE BARBET (Entretien)
Réalisatrice sonore et chercheuse indépendante, Péroline Barbet consacre sa vie professionnelle aux musiques de tradition orale et à la diversité de leurs expressions. Elle collecte la parole, assure la production artistique de disques, réalise des documentaires radiophoniques pour France Culture, et collabore à la création d’exposition pour les musées d’histoire et d’ethnologie. Son travail de recherche et ses réalisations proposent une approche sensible de l’espace et de la mémoire, à la croisée de l’ethnologie et de la création sonore, de la narration et du musical. (Site)

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JACQUES BAROU (Entretien)
Jacques Barou est anthropologue et sociologue, directeur recherches émérite au CNRS (PACTE/IEP de Grenoble). Il a publié en 2011: De l’Afrique à la France chez Armand Colin ; en 2016 Islam en France, islam de France à la Documentation française, en 2019 Les migrations qui ont construit Clermont-Ferrand. L’Europe, terre d’immigration. En 2020, paraîtra aux éditions ERES : Enfance, adolescence, parentalité, éducation :  approches transculturelles. Jacques Barou a également coordonné de nombreux dossiers de la revue Hommes et Migrations. (Site)

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YASMINE BOUAGGA (Entretien)
Yasmine Bouagga est chargée de recherche en sciences sociales au CNRS (Triangle/ ENS-Lyon, section 40). Ses enquêtes, qui s’ancrent dans une approche de socio-anthropologie du politique, ont porté sur la prison et sur les camps de réfugiés. Depuis 2016 elle mène des recherches sur les politiques d’asile et expériences migratoires , à partir de recherches à Calais, en région parisienne, et à Lyon. Elle a coordonné l’ouvrage collectif De Lesbos à Calais, comment l’Europe fabrique des camps (éd. Passager Clandestin, 2017) ; contribué à l’ouvrage collectif La Jungle de Calais (dir. Michel Agier, PUF, 2018); et publié également « Calais, carrefour des solidarités citoyennes » (revue Mouvements, 2018). Elle coordonne actuellement le programme de recherche MINA93 sur la prise en charge des mineurs non accompagnés en Seine-Saint-Denis, avec une équipe de l’Institut des Migrations. Arabophone, elle avait également travaillé auparavant sur un camp de réfugiés palestiniens en Syrie (« Aux marges d’Alep : les camps de réfugiés palestiniens » in Alep et ses territoires. Fabrique et politique d’une ville, dir. Jean-Claude David et Thierry Boissière, éd. IFPO, 2014).

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MAUREEN BURNOT (Entretien)
Anthropologue et chercheuse associée au Laboratoire d’Anthropologie des Enjeux Contemporains (LADEC, Université Lyon 2). Co-fondatrice de l’association de production audiovisuelle Tillandsia.
Ses recherches se situent à la frontière entre l’anthropologie du religieux et l’anthropologie du politique. Elle s’intéresse aux rapports entre pratiques rituelles, images et constructions identitaires, aux processus de métissages, aux migrations, aux logiques de pouvoirs et de résistances culturelles.

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ABDELLATIF CHAOUITE
Psychologue et anthropologue, rédacteur en chef de la revue Écarts d’Identité et formateur à l’ADATE à Grenoble.
Sa recherche se construit autour des thématiques de l’immigration, l’intégration, l’interculturalité, l’exil, le vieillissement des migrants, la transmission, la mémoire.

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MARINA CHAULIAC
Ses recherches portent sur les processus de qualification mémorielle et patrimoniale des traces des migrations. Celles-ci sont regardées à différentes échelles – nationale et locale –  ainsi qu’à travers les actions de mise en visibilité et de reconnaissance de différents acteurs (Etat, collectivités territoriales, associations). Elle s’intéresse particulièrement aux formes hybrides de recherche, mêlant création artistique, intervention dans l’espace public et anthropologie. (Site)

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OLIVIER CHAVANON (Entretien)
Sociologue, chercheur permanent du laboratoire LLSETI de l’Université Savoie Mont Blanc. Olivier Chavanon s’intéresse aux questions de la mémoire et des processus identitaires des migrations. En mobilisant différentes approches et méthodes de recherche, Olivier réalise des films documentaires, dont « Baraques, villages nègres et bidonvilles ». (Site)

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CHRISTINA DEL BIAGGIO
Directeure du master « international development studies (IDS) à l’Université Grenoble Alpes. Chercheure au Laboratoire Pacte, Grenoble. Membre, et représentante pour la France, du comité de l’ISCAR(International Scientific Committee on Research in the Alps), membre du Conseil scientifique de l’Ethnopôle « Migrations, Frontières, Mémoires » du Centre du patrimoine arménien (Le CPA) à Valence. (Site)

 

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SAPHIA DOUMENC (Entretien)
Doctorante en science politique à l’Université Lumière Lyon 2 et au laboratoire TRIANGLE/LEST, Saphia Doumenc est également chercheuse en résidence au RIZE à Villeurbanne.
Sa thèse s’intitule « Quand Marseille renseigne Villeurbanne : Pour une sociogenèse de l’engagement politique et syndical en milieu précaire, Enquête auprès de travailleuses et travailleurs du nettoyage ». (Site)

 

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MINO FAITA (Entretien)
Historien et ancien professeur d’histoire-géographie dans un lycée, Mino Faita s’interesse aux questions des migrations en Savoie et Haute Savoie ainsi qu’à la thématique des travailleur.se.s immigré.e.s.  (Site)

 

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KARINE GATELIER
Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale (EHESS, Paris), Karine Gatelier a conduit des recherches en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizstan (1998-2002) sur les questions d’identités, de loyauté et de légitimité politique, avec plus récemment, un travail sur les stratégies de légitimation des régimes autoritaires (2012). Engagée depuis 2010 dans l’accompagnement de personnes exilées, en tant que bénévole d’association et en solidarité avec leurs luttes, Karine Gatelier étudie les modalités de la présence des exilés dans la société française. 
Ses travaux sont menés dans le cadre de Modus Operandi, une association grenobloise consacrée à la recherche et à la formation sur une approche constructive des conflits qu’elle a co-fondée en 2006. L’association met en oeuvre des méthodes inclusives tournées vers l’action de recherche citoyenne ; elle propose des modules de formation à l’université, sur une plate-forme en ligne et en formation professionnelle; enfin, elle publie ses travaux et organise le débat autour de ses problématiques de travail en croisant les acteurs concernés. (Site)

 

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CATHERINE GAUTHIER
Catherine Gauthier est socio-anthropologue, chercheuse associée au Centre Max Weber, Laboratoire CNRS (UMR 5283), Université Jean-Monnet à Saint Etienne (Site)

 

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PHILIPPE HANUS (Entretien)
Coordinateur de l’ethnopôle « Migrations, Frontières, Mémoires » Cpa Valence-Romans-agglo et du réseau Mémorha, Chercheur au laboratoire LARHRA, Membre du comité de rédaction de la revue Ecarts d’Identité.
Son travail de recherche s’articule autour des trajectoires migratoires au XXe, les mémoire(s) de la Seconde Guerre mondiale, les sociabilités en pays frontalier, l’anthropologie des « mondes ruraux »  et des expériences patrimoniales. (Site)

 

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LISON LENEVELER (Entretien)
Doctorante en droit public à l’Université Grenoble Alpes, chercheuse en résidence au RIZE à Villeurbanne et membre du collectif Réseau Université Sans Frontière 38.
Sa thèse porte sur les mutations du droit des collectivités territoriales à travers l’accueil des migrant-e-s. (Site)

 

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SARAH MEKDJIAN
Enseignante-chercheure au département de géographie sociale de l’UFR Arts et Sciences Humaines (Université Grenoble Alpes) et au laboratoire PACTE depuis septembre 2010.
Co-autrice du Bureau des dépositions, avec Mamadou Djouldé Baldé, Ben Moussa Bangoura, Aliou Diallo, Pathé Diallo, Mamy Kaba, Ousmane Kouyaté, Elhadj Sory Diakité, Sarah Mekdjian, Marie Moreau, Saâ Raphaël Moundekeno. Article du Monde, 19 février 2020, ici.
Les pratiques de recherche et de création qui m’occupent sont coopératives. Elles s’élaborent à plusieurs et partent de l’égalité de l’intelligence de toutes et de tous, donc de n’importe qui. Il s’agit notamment de transformer, depuis l’égalité toujours déjà-là et à revérifier, la division du travail intellectuel, non-intellectuel, en lien avec la division citoyen.ne, étranger.e. (Site)

 

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SERENA NAUDIN
Séréna utilise l’outil radiophonique pour développer des actions de recherche, notamment avec des personnes étrangères. Après avoir consacré ses études au théâtre et à l’anthropologie, elle a découvert la radio. Dans le prolongement du travail théâtral, cette dernière est un moyen de valoriser l’expression par la parole et porte un soin particulier à la voix, aux intonations, aux sons et aux silences. Depuis 2018, Séréna mène une recherche doctorale interrogeant le pouvoir d’agir des demandeurs d’asile en posant les questions suivantes : comment les demandeurs d’asile peuvent-ils acquérir le pouvoir de parler ? Comment cette parole se construit-elle en dehors de la procédure et face aux représentations véhiculées par les discours dominants ? Pour ce faire, elle propose une expérimentation méthodologique autour de la prise de parole dans des ateliers radiophoniques. Il s’agit d’une thèse CIFRE en sociologie à Modus Operandi, au Centre de Recherche Sociologique et Politique de Paris (CRESPPA – Paris 8) dans le groupe Genre Travail Mobilités et associée au laboratoire PACTE (Université Grenoble-Alpes).
(Site)

 

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CAROLE REYNAUD-PALIGOT (Entretien)
Spécialiste de l’histoire des intellectuels et de l’histoire des processus de racialisation, elle a été co-commissaire scientifique de l’exposition « Nous et les autres. Préjugés et Racisme » au Musée de l’homme, 31 mars 2017 -08 janvier 2018 (en collaboration avec Evelyne Heyer).
Les axes transversaux de ses recherches sont : l’Histoire des intellectuels, l’Histoire comparée des pensées raciales et l’Histoire du racisme et de la racialisation des identités collectives.

 

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ELISE ROCHE (Entretien)
Maîtresse de conférences en urbanisme à l’INSA et membre du laboratoire Triangle, Elise Roche travaille à la rencontre des études urbaines et des recherches consacrées aux questions de discrimination. En approchant les politiques et acteurs du logement, elle s’intéresse notamment aux enjeux de différenciation et d’inégalités dans la production de la ville au quotidien. Elle a particulièrement travaillé les enjeux de relogement de bidonvilles dans le contexte français et ses effets en termes de production de logements spécifiques. Pour aborder ce sujet, elle fait appel à une littérature critique, et s’inscrit également dans des approches géo-historiques, en interrogeant les dimensions diachroniques du logement à destination des populations migrantes. Elle entreprend aujourd’hui de développer de nouvelles recherches sur la question « logement et migration » sur des sites rhônalpins, en abordant de front politiques publiques et mobilisations associatives sur la question, notamment sous l’angle de l’hébergement « privé », « chez l’habitant » ou au sein de lieux auto-gérés. (site)

 

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VINCENT VESCHAMBRE (Entretien)
Directeur du Rize, centre mémoires, cultures, échanges de la Ville de Villeurbanne ; membre du conseil scientifique de Lyon 2 ; professeur de sciences sociales détaché et membre du laboratoire Environnement, Ville, Société (UMR CNRS 5600).
Géographe habilité à diriger des recherches, Vincent VESCHAMBRE s’intéresse à la dialectique conservation/démolition et aux jeux des acteurs en matière de renouvellement urbain. Il dirige depuis 2015 le Rize, centre mémoires, cultures, échanges de la Ville de Villeurbanne.

 

(PHOTO : Ruslan Maslov)

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