Pourriez-vous vous présenter en quelques mots, nous dire quelques éléments importants de votre parcours, notamment en ce qui concerne votre intérêt pour le sujet des migrations ?

Déboussolée et déroutée par mon expérience personnelle en tant que bénévole militante à la jungle de Calais, et face au contexte complètement flou et irréaliste de l’évacuation forcée de jeunes exilé-e-s alors réparti-e-s partout sur le territoire français en 2016, je me suis posée beaucoup de questions en lien avec mon bagage en droit, d’un fossé qui se creusait entre la théorie juridique que j’avais acquise et la pratique… J’ai donc souhaité chercher à mieux comprendre la réalité du droit ou « des droits » à travers l’intérêt nouveau que je portais au phénomène migratoire dans un travail de recherche.

Concernant les migrations, quelles sont les questions qui sont au cœur de votre travail de recherche ? Pourriez-vous présenter votre démarche, ses enjeux, vos partenaires ?

Je suis juriste en droit public, spécialisée en droit de l’action publique territoriale. Je m’intéresse plus particulièrement au rôle des collectivités territoriales dans l’accueil des personnes exilées.  En résidence pour une recherche doctorale au Rize, centre culturel municipal de Villeurbanne, je réalise depuis presque 3 ans une recherche/action, ayant le double statut de chargée de mission et chercheuse, sur l’action des collectivités territoriales dans l’accueil des personnes exilées. Pour cela, j’ai réalisé une enquête à partir du cas de la Ville de Villeurbanne. J’ai aussi élargi mon enquête à d’autres villes et à l’ensemble des démarches que ces dernières ont entamées (notamment la création de réseaux de villes et d’associations comme ANVITA), et tout ce que cela implique en termes de nouvelle gouvernance, de répartition des compétences juridiques entre acteurs publics, et surtout de mise en œuvre concrète des droits des personnes exilées.

Comment vous êtes-vous impliqué dans le Réseau Traces par le passé ? Quelles sont vos possibilités de partager votre travail -vos recherches, les ressources qu’il constitue – avec le Réseau TRACES et le public de la région Auvergne-Rhône-Alpes ?

J’ai connu le Réseau Traces par le biais de la participation du Rize comme structure partenaire.  J’y suis aussi du côté de Grenoble avec l’implication du Réseau Université Sans Frontières 38. Contributions écrites, animations de débats ou rencontres, ressources dans la préparation d’événements.

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