Puisque la Biennale Traces est confinée, et en attendant de vous retrouver prochainement, nous vous proposons de suivre le réseau sur la RADIO [Biennale] TRACES.

Retrouvez aujourd’hui le PROGRAMME #2 !
Merci à tous les partenaires et collaborateurs et collaboratrices impliqué.e.s dans ce programme.

N’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos retours ou nous envoyer également vos propositions,

Bonne écoute !

RENDEZ-VOUS RADIO
« En direct »

SAMEDI 21 NOVEMBRE
Festival « Les idées sous couvre-feu » : NOS LIBERTÉS

Organisé par La Villa Gillet, en partenariat avec la Biennale Traces et le festival Migrant’Scène.

Discussions radio à retrouver sur le site www.villagillet.net

14h-14h30 | Facebook Live SOS MEDITERRANEE

SOS MEDITERRANEE est une association européenne de sauvetage en mer constituée de citoyens décidés à agir face aux naufrages à répétition en Méditerranée centrale. En introduction à la journée consacrée à l’hospitalité et aux migrations, rendez-vous sur la page Facebook de la Villa Gillet pour poser vos questions en direct à Agnès Defrance, bénévole référente de l’association.

REPLAY: https://fb.watch/1V4MES-V_h/

16h00-17h00 | HOSPITALITÉ ÉTHIQUE ET POLITIQUE

La poétesse Nathalie Quintane et le politologue Sébastien Thiéry (collectif Pérou) échangent sur de multiples facettes de l’hospitalité et de la défiance dans la construction d’initiatives associatives et de politiques d’accueil. Modération par Thierry Segreto, membre du Centre culturel de rencontre – Château de Goutelas (Marcoux) et d’un collectif citoyen pour l’accueil de demandeurs d’asile à Boën-sur-Lignon (Loire).

PODCAST : https://www.villagillet.net/entrez-dans-la-villa/les-idees-sous-couvre-feu-hospitalite

17h00-18h00 | MIGRATIONS RÉALITÉS ET REPRÉSENTATIONS

Dialogue avec Cris Beauchemin, chercheur à l’INED, qui interroge le sens des frontières, rappelant que les migrations sont aussi faites d’allers-retours, de va-et-vient, et la géographe Camille Schmoll (Institut Convergences Migrations) qui publie le livre « Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée » (La Découverte, 2020). Ainsi qu’avec Cristina Cattaneo, médecin légiste, auteure de « Naufragés sans visage: Donner un nom aux victimes de la Méditerranée ». Modération par Mathilde Dubesset et Jean Saglio (La Cimade). En partenariat avec le Prix Montluc Résistance et Liberté et du festival MIGRANT’SCÈNE.

PODCAST: https://www.villagillet.net/entrez-dans-la-villa/les-idees-sous-couvre-feu-migrations/

18h00-19h00 | Comprendre la notion de race

Comment notre histoire coloniale et esclavagiste a-t-elle forgé nos identités, notre rapport au monde et notre ordre social ? Avec l’historienne Aurélia Michel, spécialiste des Amériques noires. (Un monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l’ordre racial, Points, 2020)

PODCAST: https://www.villagillet.net/entrez-dans-la-villa/les-idees-sous-couvre-feu-comprendre-la-notion-de-race/

PROGRAMME #2
Samedi 21 novembre

Cette semaine, nous vous proposons une variété de sons à l’image de la diversité du Réseau Traces abordant de nombreuses thématiques telles que les quartiers populaires et les Chibanis, dans le contexte de crise sanitaire, les questions des frontières et de l’hospitalité, les migrations en mer Méditerranée, le racisme, l’accès au travail des sans-papiers et beaucoup d’autres, bonne écoute.

MÉDITERRANÉE

Chloe Peytermann, de l’association Passerelles nous propose cette semaine la découverte de deux livres abordant les migrations en mer Méditerranée, à travers la lecture de leurs premières pages.

Passerelles est une association d’accueil de personnes en exil, basée à Dieulefit, dans la Drôme. « Nous accueillons et accompagnons une famille depuis plusieurs mois, et nous organisons chaque année une programmation de films et de lectures autour des questions de migration intitulé Les murs ne servent à rien. »

  • Naufragés sans visage: Donner un nom aux victimes de la Méditerranée, de Cristina Cattaneo, Éditions Albin Michel, 3 minutes
  • La loi de la mer, de Davide Enia, Éditions Albin Michel, 3 minutes

QUARTIERS POPULAIRES « Confinés »

Lors de la biennale Traces était prévue une soirée d’échanges publics intitulée « Restez chez vous ? Quid de la crise sanitaire dans les quartiers populaires ? » à la MJC Jean-Macé (Lyon). En attendant de reporter cette soirée, voici quelques premiers sons qui pourront alimenter nos réflexions à ce sujet. D’autres suivront prochainement car la Web-Radio Traces interroge aussi en direct les répercussions de la crise sanitaire actuelle sur notre société.

« En banlieue, « restez chez vous » est un slogan qui n’a pas de sens », de Brigitte Giraud
Lecture par Marion Aeschlimann, 2020, 10 minutes

Brigitte Giraud est écrivaine. Elle a grandi dans la banlieue lyonnaise, qui a servi de cadre à plusieurs de ses livres, dont « La Chambre des parents », son premier roman (Fayard, 1997), ou « J’apprends » (Stock, 2005). La cellule familiale, l’enfance et l’adolescence sont les terrains d’exploration sur lesquels elle a bâti une oeuvre. Son dernier roman, « Jour de courage », a paru chez Flammarion (2019). Cet article est une réflexion très personnelle, un questionnement sur le devenir des quartiers populaires dans le contexte de crise sanitaire. Texte paru dans le journal Le Monde, dimanche 11 mai 2020.

L’olivier des Sages : Solidarité auprès des chibanis confinés

Interview du 18 novembre 2020, 39 minutes

Cette semaine, nous avons rencontré l’association l’Olivier des Sages. Depuis 2012, à Lyon, elle accompagne plus de 400 adhérent.e.s, des chibanis et des personnes âgées issues de l’immigration, qui se retrouvent souvent confronté.e.s à la précarité et à l’isolement, une fois l’heure de la retraite arrivée. Ils-Elles ont également des difficultés à accéder à leurs droits. https://www.olivierdessages.com/

Portrait de l’association et de ses actions de solidarité dans le contexte de crise sanitaire.

ACCUEIL & SOLIDARITÉS

Les questions de l’accueil et des solidarités se posent souvent lorsqu’il s’agit de migrations. Elles mobilisent de nombreuses associations du réseau Traces impliquées auprès des personnes exilées. Voici une diversité de sons qui abordent de manières différentes ces thématiques : portraits, lecture, créations sonores.

La Maison Solidaire, lieu d’accueil à Saint-Etienne
Documentaire par Radio Dio, novembre 2020, 28 minutes

« La Maison Solidaire est depuis 2017 un lieu d’accueil pour migrants, principalement à l’attention de jeunes mineurs isolés/non-accompagnés. S’appuyant sur un fort réseau de bénévoles et sympathisants, ces membres de l’association donnent de leur temps pour accompagner et assurer leur soutien dans des démarches administratives, de santé, de scolarité, de loisirs voire d’hébergement solidaire complémentaire. Accueil, hébergement et solidarité demeurent difficiles au quotidien où les demandes et besoins sont incessants et où les cadres juridiques ou légaux parfois flous ne facilitent pas forcément les choses…  Difficultés d’autant plus aiguës dans cette période de crise sanitaire, humanitaire et sociale. Entretien auprès du président de Transport People & Care – Maison Solidaire, Valentin Porte.

Radio DIO : « Issue de l’expérience des radios libres, Radio Dio est une radio associative locale existant depuis la fin des années 70 à St-Etienne. Elle propose des espaces de paroles aux communautés locales (Berbères, Espagne, Congo, Portugal, etc.) qui sont libres de s’exprimer comme elles le souhaitent. Radio Dio réalise un programme quotidien d’informations locales portant également une attention particulière à la question migratoire – de l’histoire à l’actualité – et aux expressions de solidarité sous toutes ses formes… »

« Politique de la confiance. Accueil, solidarité et égalité radicale », par Camille Louis
Lecture par Marion Aeschlimann, 2020, 9 minutes

Dans cet entretien (dont nous partageons un extrait), la philosophe et dramaturge Camille Louis décrit les actions menées par l’association La Casa pour trouver des hébergements dignes accueillant des personnes exilées. Elle revient sur l’inhospitalité étatique, la violence de politiques indignes et la criminalisation des solidarités. À l’opposé, elle déploie une philosophie de l’accueil, fondée sur la réciprocité vraie. Elle n’en ignore pas la difficulté et prend à bras-le-corps cet enjeu crucial : comment faire de l’accueil autre chose qu’une bonté charitable. C’est l’occasion d’évoquer une pratique de l’égalité radicale, qui expérimente concrètement des formes de vie alternatives. Propos recueillis par Ludivine Bantigny pour le site internet https://www.contretemps.eu

Plus d’informations sur : https://m.facebook.com/lacasaparis.asso/

Récits de l’accueil – ou du non-accueil
Par l’Atelier radio « A plus d’une voix », de l’association Modus Operandi

A plus d’une voix est un atelier radiophonique mené avec des personnes à la recherche d’un refuge. Depuis 2016, l’association Modus Operandi impulse ces ateliers dans un cours de français où les participant·es sont invité·es à choisir des sujets de débats. « Nous enregistrons des échanges entre nous et avec des personnes extérieures que nous invitons. Les enregistrements font l’objet de montage de formes diversifiées : documentaires, promenades sonores et émissions. »

www.modop.org

Pour cette deuxième semaine, voici 3 sons sur le thème de l’accueil, du non-accueil : deux capsules sonores et un documentaire sur la procédure Dublin.

Racisme dans le tram
Capsule sonore, 4 minutes

La façon dont sont perçues les personnes à la recherche d’un refuge est un fil rouge dans nos discussions. La plupart des personnes qui participent à l’atelier sont originaires de pays africains, elles s’interrogent sur la manière dont leur couleur de peau est perçue par les Français. Certain.es font part de témoignages de rejet dans les transports en commun. Mais la couleur de peau détermine-t-elle nos papiers ?

Représentations sur les arrivant·e·s
Capsule sonore, 12 minutes

Nous avons passé beaucoup de temps à nous interroger sur les mots utilisés pour désigner les personnes qui arrivent et ce que cela nous révèle des imaginaires sur la migration. La façon dont sont perçus celles et ceux qui sont appelés migrant.es, exilé.es, réfugié.es, immigré.es mais jamais expatrié.es, change selon les pays dont sont originaires les personnes, le traitement médiatique, la documentation qui circule et l’imaginaire colonial. Dans cet extrait, les participants s’appuient sur la différence d’information sur la Syrie et la République Démocratique du Congo pour expliquer ce qui fait que les uns sont vus comme des réfugiés et les autres non.

Extrait de l’émission 4 de La voix qui crie dans le désert : https://campusgrenoble.org/series/la-voix-qui-crie-dans-le-desert

Dubliner et terroriser
Documentaire sonore, 35 minutes

Le règlement Dublin s’applique à tous les États Schengen et s’impose à tous les demandeurs d’asile de cette zone. Il les contraint à ne pas choisir librement leur pays d’installation. Il leur rend la vie impossible. Le documentaire sonore DUBLINER ET TERRORISER évoque par la parole de ceux qui le vivent au quotidien, ce règlement. Il analyse son fonctionnement et questionne sa logique.

« Faratanin Fraternité »
Émission radio animée par des mineurs isolés à Clermont-Ferrand

Faratanin Fraternité est une émission mensuelle sur Radio Campus Clermont. Elle existe depuis janvier 2018. Des associations venaient d’ouvrir le squat le 5 étoiles afin d’accueillir des mineurs isolés et de les accompagner dans leur démarche de recours pour la reconnaissance de leur minorité. Lise et Jean-Marie sont venus au squat proposer aux jeunes de se saisir de l’outil radio pour partager leurs points de vue avec le grand public. « Il s’agit de témoigner, de dénoncer ce qui ne va pas et aussi d’inverser les rôles. C’est eux qui ont le pouvoir le temps de l’interview. Tous les samedis on se réunit et on prépare la prochaine émission. La playlist est définie par eux. On garde des moments pour rire avec des débats débiles, des fictions ou des mix impromptus. »

Cette semaine, Faratanin Fraternité vous propose 2 sons: 

  • « Il faut imaginer cette jeune camerounaise de 17 ans en train de déprimer en attendant les résultats de son évaluation. Cela fait 7 mois qu’elle attend. Confinée, on lui a demandé de chanter la tendresse. Elle le fait dans sa petite piaule du foyer, dans un message vocal whatsapp. On y a ajouté un peu de malice et ça en fait un Duo avec Bourvil. Quand le confinement fut terminé, le conseil départemental a expulsé notre chanteuse. » – 3 minutes
  • Dans le 2e deuxième son, Abdoul, mineur isolé de l’équipe de Faratanin Fraternité, interview Rokhaya Diallo, militante antiraciste et féministe, qui a publié les livres « Ne reste pas à ta place ! » et « La France, tu l’aimes ou tu la fermes ? » en 2019. – 8 minutes

Plus d’informations sur : https://campus-clermont.net/node/137

ACCÈS AU TRAVAIL DES PERSONNES MIGRANTES

La question de l’accès aux droits des personnes sans papiers était au centre de plusieurs moments prévus lors de la biennale Traces.

« Sans-papiers, vivre malgré tout »
Table-ronde « Principe de fraternité : valeur constitutionnelle », 2h

Cent pour un toit-01 fêtait, le samedi 24 octobre 2020, à la Maison de la Culture et de la Citoyenneté de Bourg en Bresse, le 4ème anniversaire de sa création.

L’après-midi, les échanges ont été consacrés à l’aspect juridique des travailleurs sans-papiers avec Marion ALACARAZ, juriste au syndicat CNT-SO (Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière) et à une approche psychologique de la situation des exilés avec Gaia BARBIERI, psychologue clinicienne. Lancement de l’après-midi par Nadine MOISSON, membre du Collège de Cent pour un toit-01.

PORTRAITS D’HABITANTS D’ICI VENUS D’AILLEURS

La région Auvergne-Rhône-Alpes, du fait de sa situation frontalière et de son histoire industrielle, est depuis longtemps façonnée par des présences migratoires, d’horizons proches et lointains. Elle résonne toujours des mémoires de ces présences comme elle continue à être traversée par les nouvelles formes et les enjeux des mobilités actuelles. Les mouvements migratoires font partie de facto de l’histoire de la région comme de son devenir. Nous vous invitons à découvrir le portrait de quelques un.e.s de ses habitant.e.s :

« D’ailleurs, nous sommes voisins »
Par le CMTRA – Collectage/montage : Antoine Saillard

Série Portraits documentaires sonores

Arrivés il y a plusieurs décennies ou très récemment, dans des conditions précaires ou à l’inverse très facilement, des habitants du 1er arrondissement de Lyon partagent leurs parcours migratoires et leur vies dans le quartier. Ils disent d’où ils viennent et où ils sont. Les expériences singulières se mêlent à l’histoire plus large des migrations contemporaines. Au final, c’est un quartier et sa vie sociale qui se dessinent à l’écoute : ses fractures et ses solidarités, ses indignations et ses joies.

Cette semaine nous proposons trois premiers portraits :

> ADELA : Adela est arrivée de Roumanie en 2015. Depuis, elle vit avec sa fille dans un camion stationné devant le jardin des Chartreux, en plein centre de Lyon. Elle décrit le quotidien indigne des nombreuses familles Rroms qui partagent sa situation : l’absence d’hygiène, l’incapacité à travailler pour subvenir aux besoins les plus élémentaires, la manche et les maraudes. Adela dit également son espoir de connaître une situation meilleure et interpelle les habitants du quartier : « Vous avez une responsabilité ». (04’24)

> JANUARIO : Militant politique au Chili, Januario a fui la dictature de Pinochet à la fin des années 70, pour atterrir à Lyon avec sa famille. Depuis 40 ans, il est un promoteur infatigable des cultures latino-américaines en France, par le biais notamment de son association «Espace Latinos». Lorsque nous l’avons rencontré à l’hiver 2018, le bateau «L’Aquarius», secourant des migrants en détresse en Méditerranée cherchait désespérément à accoster. Januario dresse ainsi un parallèle entre son expérience de réfugié politique dans les années 1970, accueilli a bras ouvert par la France, et les difficultés rencontrées par les migrants aujourd’hui. (Collectage Antoine Saillard et Elisa Cordesse, 03’45)

> SAFAA : Safaa est d’origine Libanaise. En 1985, alors qu’elle n’a que 16 ans, elle s’installe dans la région lyonnaise avec son mari pour poursuivre ses études. Par la suite, son foyer est vite devenu un lieu d’accueil pour les étudiants libanais de passage. Véritable pilier de la communauté libanaise à Lyon, Safaa les aide à trouver un logement, à ouvrir un compte en banque… et surtout, elle cuisine ! À la fin des années 2000, elle décide d’ouvrir son restaurant dans les pentes de la Croix-Rousse, et de tirer profits de ses talents de cuisinière. Depuis, elle se plaît dans ce quartier où tout le monde la connaît et l’appelle par son prénom. (04’29)

« Les Pionniers Africains de Lyon »
Par Alexandre Bonche et les associations A.P.A.S..H.E.S & Africa50

À l’occasion de la sortie du film «Les Pionniers Africains de Lyon » lors de la Biennale Traces, son réalisateur Alexandre Bonche et les associations A.P.A.S..H.E.S et Africa50 nous proposent des portraits d’habitants de la région, filmés lors du film dont voici le synopsis

Les Archives de la Présence Africaine en métropole lyonnaise (A.P.A.S.H.E.S – Africa50) : De nombreuse représentations faites sur les Noirs de France se focalisent sur l’actualité migratoire avec le risque de donner l’image du « Noir » éternel migrant. Pourtant, la présence africaine en Auvergne Rhône Alpes est ancienne. Actuellement, la « 3ème génération » de français issus d’Afrique subsaharienne est en place tandis que la 4ème apparait. Et que dire des Français des Dom-Tom qui vivent dans notre région ?… Rappeler l’ancienneté de cette présence par la constitution d’archives audiovisuelles pour favoriser un ancrage dans la mémoire collective est le projet lancé par le collectif Africa50 et l’association A.P.A.S.H.E.S. A cet effet, nous proposons les récits de vie de 2 témoins de la série « les Pionniers ». (Les témoignages durent entre 1h30 et 2 heures).

> Récit de vie et parcours migratoire de Monsieur Raphaël Guekam, né en 1941 au Cameroun (durée 1h22)

> Récit de vie et parcours migratoire de Monsieur Ya Mutuale Balume, né en 1947 en République Démocratique du Congo (ex Zaïre) (durée 2h25)

« Bugey-Monde »
Par l’association Entre-autres

Série Portraits documentaires sonores, 18 minutes par épisode

Voici cette 2e semaine, 2 nouveaux documentaires sonores de la série Bugey-Monde !

Le Musée éphémère du Bugey-Monde est une cabane dans laquelle vous êtes invités à découvrir des portraits de 16 habitant.e.s du Bugey (région à l’est de l’Ain), né.e.s ici ou ailleurs. C’est Fabienne Guedy,  qui les a concoctés et c’est Hélène Léonard qui a construit la cabane dans le cadre d’un projet porté par l’association Entre-autres. Ces portraits nous interrogent sur les représentations que nous avons des personnes qui ont vécu un parcours migratoire et sur l’accueil que nous leur offrons, dans le Bugey et ailleurs.

Plus d’informations sur : http://www.entre-autres.org/rencontres/bugey-monde/

RACISME

Nous proposons chaque semaine des extraits de textes récemment publiés, qui livrent une pensée critique sur la question du racisme contemporain. Ces textes permettent de confronter différents points de vue que nous vous proposons en partage en vue des échanges publics qui étaient prévus lors de la Biennale Traces sur ces questions et qui seront prochainement reportés. Cette semaine :

« Afropea Utopie post-occidentale et post-raciste » de Léonora Miano
Lecture par Marion Aeschlimann, 2020, 11 minutes

« Léonora Miano n’est pas une Afropéenne (afro-européenne). Ceux qui se définissent ainsi ont grandi en Europe. Marquée par l’Afrique subsaharienne, la sensibilité de l’auteur se distingue de celle des Afropéens. Ceux-ci se sont construits en situation de minorité. Ce qui détermine la perception de soi, complique l’identification et la solidarité entre Afropéens et Subsahariens. La France identifie à l’Afrique tous ses citoyens d’ascendance subsaharienne, privilégiant les natifs de ce continent. Cela ne favorise pas l’ancrage des Afropéens dans leur pays, leur capacité à se sentir responsables de son destin. Pourtant, ceux qui se sont donné un nom – Afropéens – dans lequel Afrique et Europe fusionnent, s’ils sont fidèles aux implications de cette association plus qu’à leur amertume, peuvent incarner un projet de société fraternel, anti-impérialiste et anti-raciste. Dans une France en proie aux crispations identitaires, la perspective afropéenne apparaît encore comme une utopie. De part et d’autre, la tentation du rejet est puissante. » Éditions Grasset

REGARDS D’ARTISTES SUR LES MIGRATIONS

Le réseau Traces est aussi constitué de nombreux et nombreuses artistes qui placent les questions des migrations au centre de leurs créations. Portrait d’Antoine Dubos dont la projection de son film « Avec les mots des autres » était prévue lors de la biennale et sera reportée dès que possible.

Antoine Dubos, réalisateur
Interview du 19 novembre 2020, 28 minutes

Depuis 7 ans, Antoine Dubos a réalisé différents films qui abordent des questions qui entourent les migrations : « Exils adolescents » (2018), portrait de mineurs isolés à Lyon, « L’attente » (2017), portrait de demandeurs d’asile dans un centre de transit de Lyon, et il vient de terminer « Avec les mots des autres » (2020) qui aborde les questions de santé mentale des personnes migrantes, lors de consultations de l’Equipe Mobile Psychiatrie et Précarité. En attendant de découvrir son nouveau film, voici une présentation de la démarche du cinéaste et une introduction à son nouveau film.

HISTOIRE MÉMOIRE DES MIGRATIONS

Le réseau Traces a toujours travaillé depuis sa création il y a 20 ans les questions d’histoire et de mémoire. En ce sens voici un récit documentaire original :

Comme Une Guerre Qui Ne Finissait Jamais
Documentaire sonore de Raphaël Botiveau, 2020, 25 minutes

Deux vieux Piémontais de la province de Cuneo racontent leur XXe siècle. Des vies de migrants, dans ces mêmes montagnes qui, marquant la frontière entre France et Italie, sont aujourd’hui franchies par des Ouest-Africains en quête d’une vie meilleure. Lus par deux jeunes Italiens vivant et travaillant à Marseille, ces témoignages furent recueillis dans les années 1970 par Nuto Revelli (1919-2004). Des enregistrements conservés au Mucem et des prises de son contemporaines in loco (Briançonnais et Valle Stura) reconstruisent des paysages sonores réalistes. Ce documentaire s’inscrit dans la recherche que mène Raphael Botiveau (postdoctorant à l’Ehess et au Mucem), dans le Briançonnais, depuis 2018. Il a aussi co-réalisé sur le même thème, avec Hélène Baillot, un film documentaire, 400 Paires de Bottes.

Merci de votre écoute

et à la semaine prochaine !

Le RÉSEAU TRACES.

Coordination & programmation : Sébastien ESCANDE
Montage et mise en place radio : Alice AL-ASMAR

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Merci de noter ce rendez-vous fin novembre :

SAMEDI 28 et DIMANCHE 29 NOVEMBRE
Festival « Du toit au nous » – réinventé sur Internet

Organisé par La Manufacturette, en partenariat avec la Biennale Traces

Dans le cadre du festival des solidarités, l’association la Manufacturette se redéploie virtuellement pour maintenir son week-end de rencontres annuel, les 28 et 29 novembre prochain, en partenariat avec la Maison de la Nature et de l’Environnement de Lyon. De nombreuses propositions du festival aborderont les questions de l’accueil et des migrations, notamment : conférence sur les migrations climatiques, projection du film LIBRE avec Cédric Hérou, atelier qui explore les questions d’asile, d’accueil et de migrations à partir de faits réels qui se sont déroulés après le coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili, avec le cinéaste Thomas LALIRE, table ronde : « Crise migratoire mondiale et actions concrètes locales », concert de Tar’taraf en ligne, etc.

Programmation détaillée sur https://la-manufacturette.co/du-toit-au-nous-festival-solidarites/

Nous vous proposons en attendant une interview de Yolaine Raymond administratrice de l’association. Elle nous fait découvrir la Manufacturette et nous donne un avant-goût de la programmation. (5 minutes)