Puisque la Biennale Traces est confinée, et en attendant de vous retrouver prochainement, nous vous proposons de suivre le réseau sur la RADIO [Biennale] TRACES.

Retrouvez aujourd’hui le PROGRAMME #3 !
Merci à tous les partenaires et collaborateurs et collaboratrices impliqué.e.s dans ce programme.

N’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos retours ou nous envoyer également vos propositions,

Bonne écoute !

PROGRAMME #3
Samedi 28 novembre

Pour commencer ce 3e programme, écoutons un texte de Séréna Naudin du collectif Modus Operandi qui interroge les enjeux possibles du travail de création sonore sur les thématiques qui entourent les migrations, et notamment les violences auxquelles les personnes migrantes sont confrontées.

« Écouter la violence invisible », de Séréna Naudin / Modus Operandi
Lecture par Marion Aeschlimann, 2020, 10 minutes

Texte sur le travail de création radio, et de ses enjeux, mené avec un groupe de personnes en quête d’un refuge lors d’ateliers organisés par Modus Operandi. Extrait du cahier des 4e rencontres de géopolitique critique (mars 2019) organisées sur la thématique « (non) violence ! » à Grenoble par Modus Operandi.

RÉCITS D’EXIL

Deux extraits de textes qui racontent les frontières et questionnent les politiques migratoires.

Prose boueuse, de Sylvie Durbec
Lecture par Laurence Vet (MJC Jean-Macé, Lyon), 5 minutes

Extrait du numéro 62 de la revue Bacchanales parue sur la thématique des Frontières (Grenoble).

Au pays des disparus, de Taina Tervonen
Lecture par Chloe Peytermann (extrait), de l’association Passerelles, 2020, 8 minutes.

Taina Tervonen remonte le fil de l’histoire d’un migrant anonyme, décédé à bord du chalutier clandestin qui a fait naufrage dans les eaux internationales, au large de la Libye. Sa piste l’emmène de Milan à Catane, en passant par le Niger et le Sénégal. Sur sa route, elle croise des centaines de destins brisés aux portes de l’Europe, et entend le désarroi de leurs proches face à l’impossible deuil. (Éditions Fayard)

Passerelles est une association d’accueil de personnes en exil, basée à Dieulefit, dans la Drôme. « Nous accueillons et accompagnons une famille depuis plusieurs mois, et nous organisons chaque année une programmation de films et de lectures autour des questions de migration intitulé Les murs ne servent à rien. »

 

DES LANGUES, EXPRESSION DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE
CRÉATIONS PARTICIPATIVES

Nous partageons cette semaine l’expérience de deux collectifs d’artistes de la région (Les arTpenteurs et le Concert sous la langue) qui développent des projets de création participative autour des langues d’ici et d’ailleurs, expression de la riche diversité en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le Café des langues
Portrait de la compagnie Les arTpenteurs, 2020, 38 minutes

Dans le décor du « Café des langues » les habitant.e.s se font passeurs de culture et nous font découvrir une quinzaine de langues et les ponts qu’ils elles ont établis avec la langue française. Ils et elles nous font découvrir des contes du monde entier qui témoignent d’un art de l’hospitalité. Contes de l’accueil et de l’hospitalité mais aussi contes du goût, des saveurs, de la cuisine, de la gourmandise, ils / elles nous ouvrent sur d’autres cultures. La compagnie Les arTpenteurs anime des ateliers artistiques en amont du spectacle, qui relient chacun et chacune vers la création collective et participative d’un spectacle hautement poétique.

Présentation du projet – qui devait avoir lieu lors de la Biennale Traces et sera reporté – et d’autres actions de la compagnie Les arTpenteurs par son fondateur, Patrice Vandamme.

www.les-artpenteurs.com

Concert Sous La Langue
Portrait de Serge Sana, 2020, 50 minutes

Serge Sana et Xavier Saïki, artistes du Concert Sous La Langue ont réuni les patoisants de St Etienne du Bois et les femmes en apprentissage du français avec l’association Atelec à Bourg-en-Bresse. Ils / elles ont crée ensemble un parcours sonore insolite fruit de cette rencontre, « Objets communs » au sein de L’écomusée de St Etienne du Bois. Des témoignages et échanges enregistrés nous parlent d’une culture commune liée à ces objets d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.

Rencontre avec Serge Sana qui nous présente cette création présentée lors de la biennale Traces, et d’autres projets de leur collectif d’artistes.

Le Concert Sous La Langue

ROCK AGAINST POLICE, MUSIQUES CONTESTAIRES

Le mouvement Rock Against Police ou RAP, né en 1980, regroupe des jeunes des banlieues de la région parisienne (notamment de Vitry-sur-Seine, Bondy, Argenteuil…). Le mouvement prend position contre la police dans un contexte marqué par plusieurs crimes racistes et une politique de répression sécuritaire. Contrairement aux concerts anglais « Rock Against Racism » qui se déroulent dans des parcs et lieux réputés, le RAP produit des concerts en plein air au sein des cités avec des groupes de rock, souvent éphémères, composés de jeunes d’origines diverses, française ou immigrée. Si les concerts organisés en banlieue parisienne, mais également dans une moindre mesure en banlieues lyonnaise et marseillaise, connaissent un succès mitigé, Rock Against Police réussit à rassembler près de 3000 personnes à Paris lors d’un concert le 19 avril 1980. Le mouvement s’est éteint en 1981.

Nous organisions lors de la biennale Traces la projection du film ROCK AGAINST POLICE de Nabil Djedouani (2020, France, 29 minutes, GREC) au Périscope (Lyon).

Le film Rock Against Police explore cette mémoire dissipée mais pourtant bien vivante de la banlieue française. Quarante ans après les faits, Philomène, personnage principal du film, part à la rencontre des militants et acteurs de ce mouvement. Se nouent ainsi les fils de la petite et de la grande Histoire.

Vous pouvez le visionner en suivant ce lien jusqu’au 30/11/20.

Voici l’enregistrement de la discussion qui a suivi : entre le réalisateur Nabil Djedouani, de Naguib Allam (Association Wahid), du sociologue et chercheur Samir Hadj Belgacem et de Foued Nasri. Ce dernier a réalisé la thèse « Permanences et discontinuités dans les mobilisations associatives des héritiers de l’immigration maghrébine au sein de l’agglomération lyonnaise : le cas de Zaâma d’Banlieue et des Jeunes Arabes de Lyon et Banlieue (1979-1998) »

Pour aller plus loin, vous pouvez écouter le documentaire sonore de 6 heures sur ce mouvement « Rock Against Police : des lascars s’organisent »

HOSPITALITÉ, VILLES ACCUEILLANTES

Autour de la thématique de l’hospitalité et des villes accueillantes, nous vous proposons cette semaine de nouvelles lectures de textes, mais aussi des interviews avec la juriste Lison Leneveler qui interroge les politiques publiques de l’accueil ou de l’historien Philippe Hanus qui documente les migrations asiatiques du point de vue d’un village en Isère. Vous pourrez écouter également et découvrir l’expérience originale du festival « Saveurs sans frontières » en Auvergne. Ou écouter le portrait d’habitantes de Lyon accueillant des personnes en quête d’un refuge.

Le prince à la petite tasse, de Emilie de Turckheim
Lecture par Chloe Peytermann (extrait), de l’association Passerelles, 2020, 4 minutes

Pendant neuf mois, Émilie, Fabrice et leurs deux enfants ont accueilli dans leur appartement parisien Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays en guerre à l’âge de douze ans. Ce journal lumineux retrace la formidable aventure de ces mois passés à se découvrir et à retrouver ce qu’on avait égaré en chemin : l’espoir et la fraternité. (Éditions Calmann-Lévy)

 

Les mutations du droit des collectivités territoriales à travers l’accueil des migrant-e-s
Portrait de la chercheuse Lison Leneveler
Par Clémentine Méténier, 2020, 21 minutes

Doctorante en droit public à l’Université Grenoble Alpes, chercheuse en résidence au RIZE à Villeurbanne et membre du collectif RUSF 38. Sa thèse porte sur les mutations du droit des collectivités territoriales à travers l’accueil des migrant-e-s.

Sur la route de l’exil  : Un centre d’hébergement pour réfugiés à Cognin-les-Gorges (1977-1992)
Interview de l’historien Philippe Hanus
Par Clémentine Méténier, 2020, 14 minutes

Entre 1977 et 1992, au pied du Vercors, plusieurs centaines de familles de réfugiés cambodgiens, laotiens, vietnamiens – puis afghans, kurdes et zaïrois – ont séjourné au centre d’hébergement de Cognin-les-Gorges. Pouvoirs publics et monde associatif ont coopéré pour accueillir ces victimes des grands conflits du XXe siècle. Cette singulière expérience sociale basée sur la rencontre entre des personnes exilées et la population locale a marqué les esprits.

Retour sur ce récent ouvrage avec l’interview de Philippe Hanus – historien, coordinateur de l’Ethnopôle Migrations Mémoires au Centre du Patrimoine de Valence, et chercheur associé au Lara, laboratoire de recherche lyonnais et grenoblois – et une archive sonore menée par Benjamin Vanderlick, photographe ethnologue.

Une co-édition de la Commune de Cognin-les-Gorges, de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté et du Cpa, 112 pages, mars 2020. Auteurs : Philippe Hanus et Benjamin Vanderlick Tarif : 12 € – Envoi postal possible, même pendant la fermeture du Cpa > contact@le-cpa.com

Saveurs Sans frontières : hospitalité, fraternité, Saveurs d’ici et d’ailleurs réunies
Interview de l’association A.N.I.S. Etoilé
Par Clémentine Méténier, 2020, 7 minutes.

Le Festival Saveurs Sans frontières s’est déroulé du 2 octobre au 15 novembre 2020 dans le cadre de la Quinzaine Régionale de l’intégration, en partenariat avec le réseau Traces. L’objectif ?  Valoriser la rencontre interculturelle et l’intégration des personnes étrangères à travers… la cuisine ! Le festival est un projet porté par l’association A.N.I.S. Etoilé, en Auvergne. Il s’agit de déconstruire les idées reçues sur les migrations internationales. Il met devant les fourneaux : hospitalité, fraternité, Saveurs d’ici et d’ailleurs… Il en ressort dans les assiettes : partages et échanges interculturels à travers la cuisine. Une vingtaine d’équipes composées de chefs cuisiniers professionnels auvergnats et réfugiés, réalisent ensemble des créations culinaires uniques.

On écoute Nathalie responsable pédagogique et coordinatrice régionale de l’association qui revient sur le projet et sur le déroulé du festival, en partageant les meilleurs moments de cette édition 2020.

« Ils accueillent – Un après-midi avec Monique et Nyama »
Documentaire sonore, Hélène Poté, 2018, 20 minutes

« Dans les médias : des chiffres, des flux, des océans d’horreur. Mais des citoyens ont décidé d’agir. Ils accueillent. Qui sont ces personnes qui ouvrent leur porte ? Que se passe-t-il pour les uns et les autres lors de ces moments partagés ? »

Hélène Poté a rencontré Monique à l’association l’Ouvre Porte à Lyon. (http://louvreporte.org). Elle est venue avec son micro partager un après-midi, une soirée, avec les personnes qu’elles et ils accueillaient alors.

Aujourd’hui voici un portrait de Monique et Nyama. Récits de liens et rebonds de solidarités entre femmes. Tissages d’histoires, de saveurs, de mains tendues.

PORTRAITS D’HABITANTS D’ICI VENUS D’AILLEURS

Série documentaire – chaque semaine, le CMTRA et l’association Entre-autres vous présentent des portraits d’habitant.e.s d’ici venu.e.s d’ailleurs.

« D’ailleurs, nous sommes voisins »
Par le CMTRA
Collectage/montage : Antoine Saillard

Série Portraits documentaires sonores

Arrivés il y a plusieurs décennies ou très récemment, dans des conditions précaires ou à l’inverse très facilement, des habitants du 1er arrondissement de Lyon partagent leurs parcours migratoires et leur vie dans le quartier. Ils disent d’où ils viennent et où ils sont. Les expériences singulières se mêlent à l’histoire plus large des migrations contemporaines. Au final, c’est un quartier et sa vie sociale qui se dessinent à l’écoute : ses fractures et ses solidarités, ses indignations et ses joies.

Cette semaine nous proposons trois nouveaux portraits :

> MOUSTAPHA : Moustapha connaît tout le monde dans le 1er arrondissement, et pour cause : il en arpente les rues depuis plus de 50 ans. Arrivé d’Algérie en 1965, il s’installe rapidement dans le quartier et multiplie les boulots et les rencontres, œuvrant notamment à la restauration de nombreux commerces des pentes de la Croix-Rousse. Quand il raconte sa vie professionnelle, c’est ainsi une mémoire du quartier au long cours qui se révèle, depuis les garnis jusqu’aux locations Airbnb. (04’26)

> MOHAMED : Mohamed est adolescent et vient de Guinée-Conakry. Comme Alhassan, dont le récit figure également dans cette exposition, il se dirige à son arrivée à Lyon vers la Croix-Rousse, où se concentrent les institutions en charge de l’accueil, de l’orientation et surtout de l’évaluation des « mineurs non accompagnés ». Son histoire en France ressemble ensuite à celle de beaucoup de jeunes dans sa situation : procédures d’évaluation humiliantes, logement en squat quand ce n’est pas dans la rue, et finalement contestation de sa minorité. Armé de courage et soutenu par des habitants du quartiers, il décide de déposer un recours contre la décision contestant sa minorité. Il navigue depuis entre plusieurs solutions d’hébergement, et est scolarisé pour la première fois de sa vie. Il confie : « Je veux faire ma vie ici, fonder ma famille ici, c’est ça que je veux ». (04’47)

> ALHASSAN : Alhassan a 16 ans. Il est arrivé seul de Guinée-Conakry à Lyon en 2018. Comme son ami Mohamed et de nombreux autres jeunes, il multiplie les démarches et les examens pour faire attester sa minorité et être pris en charge par la protection de l’enfance. Malgré les difficultés qu’il traverse et la violence institutionnelle à laquelle il est confronté, il insiste sur les fortes solidarités qu’il a rencontré dans le quartier : solidarité entre les jeunes qu’il a rencontré dans un squat du plateau de la Croix-Rousse, mais également solidarité de la part d’habitants du quartier, à travers l’association L’Appartage qui organise l’hébergement d’urgence de jeunes en attente de la reconnaissance de leur minorité. Aujourd’hui, il espère pouvoir retourner à l’école à la rentrée 2019. (03’35)

« Bugey-Monde »
Par l’association Entre-autres

Série Portraits documentaires sonores, 18 minutes par épisode

Voici cette 3e semaine, 2 nouveaux documentaires sonores de la série Bugey-Monde !

Le Musée éphémère du Bugey-Monde est une cabane dans laquelle vous êtes invités à découvrir des portraits de 16 habitant.e.s du Bugey (région à l’est de l’Ain), né.e.s ici ou ailleurs. C’est Fabienne Guedy,  qui les a concoctés et c’est Hélène Léonard qui a construit la cabane dans le cadre d’un projet porté par l’association Entre-autres. Ces portraits nous interrogent sur les représentations que nous avons des personnes qui ont vécu un parcours migratoire et sur l’accueil que nous leur offrons, dans le Bugey et ailleurs.

Plus d’informations sur : http://www.entre-autres.org/rencontres/bugey-monde/

RACISME

Nous proposons chaque semaine des extraits de textes récemment publiés, qui livrent une pensée critique sur la question du racisme contemporain. Ces textes permettent de confronter différents points de vue que nous vous proposons en partage en vue des échanges publics qui étaient prévus lors de la Biennale Traces sur ces questions et qui seront prochainement reportés. Cette semaine :

La petite dernière, de Fatimaa Daas
Lecture par Marion Aeschlimann, 2020, 7 minutes

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom. (Éditions Noir sur blanc)

« Un féminisme décolonial », de Françoise Vergès
Lecture par Marion Aeschlimann, 2020, 11 minutes

« Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal. Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c’est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société. » (Editions La Fabrique)

MIGRATIONS DU SÉNÉGAL

Cette semaine l’Association Permakabadio de Villefranche nous raconte comment elle a initié puis précisé ses projets de développement collaboratif au Sénégal, fruit d’amitiés locales construites sur vingt ans, et faisant face à la réalité de nombreux jeunes qui meurent dans l’Atlantique tentant de rejoindre l’Europe. Mais introduisons donc cette thématique par un extrait du livre incontournable de Fatou Diomé. Le son « Afrique-Europe, le rêve en exil » créée à Grenoble par l’association Modus Operandi est l’occasion d’écouter le point de vue de personnes en quête d’un refuge en Europe.

Le ventre de l’Atlantique, de Fatou Diomé
Lecture par Laurence Vet (MJC Jean-Macé, Lyon), 7 minutes

Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l’y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l’immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient un destin tragique ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l’inconfortable situation des «venus de France», écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d’être l’autre partout. Distillant leurre et espoir, Le Ventre de l’Atlantique charrie entre l’Europe et l’Afrique des destins contrastés. Car, même si la souffrance de ceux qui restent est indicible, il s’agit de partir, voguer, libre comme une algue de l’Atlantique. (Éditions Anne Carrière / le livre de poche)

« Afrique-Europe, le rêve en exil »
Promenade sonore créée à Grenoble par l’association Modus Operandi, 42 minutes

Il ne s’agit pas d’une visite de la ville mais d’une association d’impressions, de paroles recueillies et d’ambiances enregistrées. Le parcours est jalonné d’extraits de débats et conversations qui se sont déroulés dans nos ateliers radio et qui feront l’objet d’émissions radio à part entière.

>https://www.modop.org/

« La permaculture comme réponse à l’exode des jeunes en Casamance »
Voix : Clothilde DURIEUX, Son : Florent CHERMETTON

Ebook contant le projet de l’Association PERMAKABADIO, Villefranche, 43 minutes

Depuis 2000, l’association IEFR (Il Était une Fois une Rencontre) a pour objectif de soutenir la population de Kabadio en Casamance (au Sénégal) touchées par plusieurs problématiques : accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, réduction des inégalités hommes/femmes… Les actions menées en Casamance par IEFR et ses partenaires répondent aux demandes précises des associations de la région de Kabadio. À Kabadio, les actions se multiplient. En 2016 démarre le projet PERMAKADIO. Les amis Ousmane et Mohamed, formés aux bases de la Permaculture par Gaïa Education (Gambia) proposent à IEFR un projet qui correspond parfaitement aux solutions envisagées de lutte contre l’exode rural sévissant toujours en Afrique de l’Ouest. En France, en même temps se multiplient des actions qui relient au projet au Sénégal. Récit de l’action d’un groupe d’ami.e.s qui au fil des années s’est structurée et précisée.

www.permakabadio.com

PRODUITS DE HAUTE NÉCESSITÉ

Pour terminer, les circonstances actuelles nous amènent à relire le texte signé par neuf intellectuels antillais, dont Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, dans le contexte de larges mobilisations sociales en Guadeloupe et en Martinique en 2009.

Manifeste pour les “produits” de haute nécessité (Galaade Editions)
Lecture par Laurence Vet (MJC Jean-Macé, Lyon), 9 minutes

Merci de votre écoute

et à la semaine prochaine !

Le RÉSEAU TRACES.

Coordination & programmation : Sébastien ESCANDE
Montage et mise en place radio : Alice AL-ASMAR