Les Algériens peuvent-ils parler ?
Cinéma et politique en Algérie : histoire et actualité

Rencontre
Opéra Underground à Lyon

Mar 29 nov
19h
Gratuit

L’histoire du cinéma en Algérie est indissociable de celle de la colonisation et de la guerre d’indépendance.

Né de cette lutte et devenu l’objet de la propagande nationale, le cinéma algérien a, pendant très longtemps, été empêché et censuré. Néanmoins, malgré les difficultés liées aux conditions politiques imposées par le pouvoir, certains cinéastes ont réussi, à partir des années 60-70, à expérimenter de nouveaux récits cinématographiques et à s’affranchir des sujets imposés par l’État.

Ces films, longtemps tombés dans l’oubli, font aujourd’hui l’objet d’une restauration et d’une diffusion en festivals, c’est le cas par exemple du film « Omar Gatlato » réalisé par Merzak Allouache et restauré en 2016. Par ailleurs, la persistance, depuis de nombreuses années, d’un financement sous conditions, qui exige des films privilégiant la glorification de la nation, a engendré une polarisation de la production cinématographique. Dès lors, beaucoup de cinéastes se sont tournés vers l’étranger et plus particulièrement vers l’Europe ou le Qatar pour trouver les fonds nécessaires à la réalisation de leurs films.

En Algérie, beaucoup de ces films sont accusés d’être assujettis à l’hégémonie culturelle européenne comme l’évoque Salima Tenfiche dans un article consacré à ces enjeux. Il en est de même pour la question des archives cinématographiques et photographiques. La majorité des projets de restauration et de valorisation dans ce domaine est initiée ou portée par des acteurs étrangers.

Quelle empreinte cela laisse t-il sur la production cinématographique, tant du point des récits qui en découlent que du côté des enjeux économiques ? Qu’est-ce que cela dit du rôle et de la place du cinéma en Algérie mais aussi de la situation politique du pays et des relations qu’il entretient avec l’étranger et plus singulièrement avec la France ?

La première partie de cette rencontre sera consacrée à une histoire illustrée et commentée du cinéma algérien proposée par Nabil Djedouani. La deuxième partie laissera place à une discussion/débat qui s’intéressera aux enjeux sociétaux et politiques que recouvre la question du cinéma en Algérie.

En présence de Nabil Djedouani (réalisateur, acteur et chercheur), François Cheval (conservateur de musée) et Salima Tenfiche (enseignante, thèse : Esthétique et politique du cinéma algérien contemporain de la fin de la guerre civile au Hirak – Université de Paris, Sorbonne Nouvelle – Paris 3), modération par Noria Haddadi.

Organisé par le Réseau Traces, l’Opéra Underground.
En partenariat avec l’association Coup de Soleil en Auvergne-Rhône-Alpes.

INFOS & RÉSERVATION :
Opéra Underground : 1 pl. de la Comédie, 69001 Lyon / https://billetterie.opera-lyon.com/content

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