Depuis novembre 2020, nous avons lancé la web-RADIO  TRACES. Une nouvelle façon de suivre les actualités et une diversité de portraits, tables-rondes, conférences et autres créations sonores  proposées par des acteurs impliqués sur les questions de migrations en Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Retrouvez aujourd’hui le PROGRAMME #8 !

Merci encore à tous les partenaires, collaborateurs et collaboratrices du Réseau Traces impliqué.e.s dans la réalisation de ces programmes radio. Merci spécialement cette semaine au CPA (Valence) et à Stimultania (Givors), à Rhizome / Radio Campus Grenoble et à Radio M!

N’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos retours ou nous envoyer également vos propositions,

Bonne écoute !

PROGRAMME #8
Mercredi 2 juin 2021

Pour ce programme, nous vous proposons:

  • « Nos nouvelles frontières », un cycle de podcasts sur le confinement et ses cloisonnements, par Stimultania et le CPA. Ce programme est complété de portraits des deux structures.

  • Rhizome (radio Campus Grenoble), vous propose des émissions qui abordent les questions de multiculturalité et de racisme, sous la forme d’une série de dialogues avec des personnes concernées.

  • « Démarches citoyennes et solidaires auprès des personnes en exil et à la rue », une série de portraits sur l’accueil et la solidarité, par la Fondation Abbé Pierre et Radio M.

NOS NOUVELLES FRONTIÈRES

« Nos nouvelles frontières » est un cycle de podcasts coréalisé par Stimultania et le CPA, dans le cadre d’un projet photographique qui donnera lieu à une exposition au CPA de Valence à l’automne 2021.

Stimultania (pôle de photographie) et Le Cpa (Centre du patrimoine arménien), ont invité le photographe Guillaume Herbaut à travailler avec des hommes et des femmes volontaires à la production de photographies dans le cadre de résidences d’intervention à Givors et Valence. La thématique : les nouvelles frontières qui se sont immiscées dans nos quotidiens depuis plus d’un an , avec l’expérience des confinements et des distanciations sociales. Au fil du projet, des podcasts ont été réalisés. Ils donnent la parole aux intervenants et aux participants, creusent la thématique du projet et la mettent en perspective avec les frontières préexistantes à la crise sanitaire.

Plus d’infos :

Le Cpa : www.le-cpa.com – Lieu d’expositions et de programmation situé à Valence
Stimultania : www.stimultania.org – Pôle régional de photographie situé à Givors

Premier volet : entretien avec le photographe Guillaume Herbaut, réalisé en janvier 2021 en amont des résidences.

Il s’articule autour de trois photographies qui permettent à l’artiste de parler de sa démarche, de sa manière d’appréhender le monde et de la thématique générale du projet.

Deuxième volet : journal de bord retraçant la résidence à Givors.

Dans cette deuxième session ce sont les voix de Kassem, Prewa, Louise, Salim, captées lors du temps de création mené avec Guillaume Herbaut. Une immersion dans l’expérience vécue et les réflexions partagées. Il est proposé par Matilde Brugni, responsable des publics à Stimultania.

Troisième volet : entretien avec Anne-Laure Amilhat-Szary, chercheuse spécialiste de géographie politique, professeure à l’Université Grenoble-Alpes.

Elle pose son regard et ses mots sur trois images réalisées pendant la résidence, et dialogue avec Le Cpa sur ces frontières que la crise sanitaire crée, révèle ou renforce, autour de nous et un peu plus loin… (extraits musicaux : groupe Ashek Nameh enregistré en 2020 au Cpa)

Entretien avec Laure Piaton, directrice du Centre du Patrimoine Arménien à Valence.

Laure Piaton revient sur l’histoire et l’actualité du CPA.
Entretien par Inès Cochard.

 

Entretien avec Chrystèle Roveda, responsable du service des Publics et de la communication au sein du CPA.

Elle nous présente l’exposition mise en place en collaboration avec Stimultania et le photographe Guillaume Herbaut.
Entretien par Inès Cochard.

Entretien avec Matilde Brugni, responsable des publics à Stimultania (Givors).

Elle présente l’histoire et les enjeux de la structure Stimultania mais aussi l’exposition réalisée avec le photographe Guillaume Herbaut.
Entretien par Inès Cochard.

Entretien avec Philippe Hanus, chercheur au laboratoire LARHRA et membre du comité de rédaction de la revue Ecarts d’Identité.

Dans cet entretien il revient sur son parcours mais aussi sur l’Ethnopôle « Migrations, Frontières, Mémoires », son rôle et ses enjeux.
Entretien par Inès Cochard.

RHIZOME

Rhizome est une émission mensuelle sur Radio Campus Grenoble qui interroge les notions d’étranger.e.

Dans un contexte d’internationalisation, d’échanges et de fortes migrations politiques, touristiques, économiques, sociales, climatiques, Rhizome pose ses micros dans l’espace francophone et multiculturel. L’émission donne la paroles pendant 30mns à des personnes issues de l’immigration, concernées par des processus d’intégration, d’acculturation de métissage et/ou d’ostracisation. Ce sont des dialogues intimistes sur les perceptions et les ressentis des personnes concernées.

Podcasts réalisés par Malika Ung de dire-son

https://campusgrenoble.org/series/rhizome/

Chapitre 4 : « Être métis dans un monde binaire »

Rencontre avec deux personnes métisses : Yamini est née en France d’une mère française et d’un père sri-lankais. Son père a quitté le Sri Lanka à l’âge de 16 ans pour fuir la guerre civile, il a rencontré sa mère après un séjour en Angleterre… Rayane est née à Kiev d’une mère ukrainienne et d’un père algérien et a vécu son enfance en Ukraine et en Algérie pour arriver en France à l’âge de 11 ans.

Vous l’avez compris, nous abordons l’identité plurielle qui est tout sauf binaire dans ce chapitre. On explore la sensation de se sentir étranger.e à sa culture : proche et pourtant loin de ses racines familiales, le fait de se sentir légitime ou pas de parler de la culture de ses parents immigrés en France. Par pudeur ou pour simplifier aux autres, on généralise parfois pour que les autres comprennent.. De l’assimilation à la française à une réflexion sur la transmission, sur ce qui nous est légué et ce qu’on souhaite transmettre.

« Comme mon nom est assez long en fait et que je voyais que les gens n’écoutaient pas ou ne comprenaient rien à mon prénom, ça fait trois ans qu’une fois sur deux je dis jamais mon nom de famille. »
Yamini

Musiques: Groupe ukrainien : Dakha Brakha – Titre : Rusalochki / Chanteuse pop sri-lankaise : Dilki Uresha – Titre : Saththai mata oba wage

Quelques chiffres :
– Les chercheurs estiment généralement que le nombre de migrants tamouls sri lankais et de leurs descendants en France serait aujourd’hui compris entre 80 000 et 100 000 personnes. Ils seraient ainsi la première communauté d’origine sud-asiatique présente à Paris et en France métropolitaine.

Chapitre 8 : « Être noir·e avant et après Georges Floyd »

Ange et Lionel sont béninois vivant en France depuis de nombreuses années maintenant.

Ils parlent de la représentation des noirs au cinéma, le regard que les autres ont sur leur corps et leur physique et les préjugés qui en découlent. Ils nous parlent après le meurtre de Georges Floyd de « black lives matter » et des émotions que ça a réveillé en eux. Leur manière de combattre les clichés qu’ils subissent est différent, mais leur expérience du racisme ordinaire est commune.

« Pour la plupart des français et des blancs, le racisme c’est la caricature du vieux mec qui vote FN et qui déteste les noirs et les arabes »
Ange

Chapitre 9 : « Parce que je suis asiatique je devrais avoir un restaurant ? »

Caroline et Odile ont des prénoms francophones et français. Mais elles sont souvent confrontées à des regards curieux et à cette question quand elles croisent le regard d’inconnus : « d’où tu viens ? » « De France » répondent-elles pour souligner leur nationalité française…

Nous abordons ce qu’être asiatique veut dire dans un pays comme la France. Au tout début du coronavirus au mois de janvier 2020, avant le confinement, de nombreuses personnes asiatiques ont subi des actes de rejet et de violences racistes, motivés par une méfiance envers les chinois et plus généralement envers les asiatiques.

Il était grand temps d’aborder ce sujet qui semble moins connu en France mais qui commence à être reconnu, médiatisé et compris… Odile nous parle de cet événement choquant qu’elle a vécu en Normandie et Caroline nous explique son combat au quotidien pour assumer son identité qu’elle n’a pas à légitimer à quiconque.

Musiques : « Hiding » de In Beijing / « Como te quiero » de Kruanghbin

« Le fait juste de craindre de te faire qualifier de communautariste parce que tu fais du shopping avec ta cousine et ta soeur qui sont asiatiques »
Caroline

Chapitre 11 : « J’ai subi du racisme dans ma famille »

En novembre, c’est la 2e édition du mois des adoptés dans les pays francophones de Belgique, Suisse, France et Québec. Porté entre autre par Amandine Gay, il a pour but de donner enfin la parole aux personnes adoptées et moins souvent mises en avant par les médias que leur parents adoptifs.

Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers de personnes adoptées en France, et dont les voix ne sont jamais entendues. Dans ce sens, Joohee et Chris expliquent leur expérience de personnes racisées ayant des parents adoptifs français et/ou caucasiens. Elles racontent combien cela peut être complexe en terme d’identité, de déracinement et à quel point il est difficile d’exprimer une identité plurielle en France.

Musiques: Yo me llamo cumbia de Toto la mamposina / Your posture(너의 자세) de Parasol(파라솔)

Chapitre 12 : « C’est pas un cadeau aujourd’hui d’être musulman.e en France »

La parole est à Cheikh et à Soumia dans le 12e chapitre de Rhizome. Cheikh d’origine malienne ayant vécu au Mali et en France et Soumia française d’origine marocaine, sont tous les deux musulmans.

Soumia parle de la perception qu’ont les autres d’elle et du stigma encore plus fort chez les femmes qui portent le foulard que chez les hommes. Cheikh nous raconte la manière dont son entourage s’est inquiété quand il a commencé à se mettre plus sérieusement à pratiquer l’islam. Ils nous expliquent ce que leur apporte la foi et d’être croyant au quotidien et l’envie de pouvoir pratiquer leur religion librement. Ces témoignages révèlent tous ces regards biaisés, les préjugés violents que renvoient la société française sur certain.e.s de ses citoyens et de la peur qui monte…

Musiques : « Chajra » de Oum / « Baara » de Mawa Traoré

DÉMARCHES CITOYENNES ET SOLIDAIRES AUPRÈS DES PERSONNES EN EXIL ET À LA RUE

Après avoir donné la parole aux mal-logés, La fondation Abbé Pierre et Radio M mettent en lumière les démarches citoyennes et solidaires auprès des personnes en exil et à la rue.

« Tout le mois d’avril 2021, on laisse la parole à des personnes ayant en point commun, un cœur GROS comme ça. »

Un mois spécial pendant lequel vous est proposé : une série de portraits autour de ses démarches, des interviews ainsi qu’une carte blanche donnée au label indépendant I.O.T records en partenariat avec S.O.S méditerranée.

Retrouvez une série de portraits pour mettre en lumière ces initiatives et bien plus sur le www.radiom.fm ou sur le www.fondation-abbe-pierre.fr

Merci de votre écoute !

et à bientôt !

Le RÉSEAU TRACES.

Coordination & programmation : Sébastien ESCANDE
Montage et mise en place radio : Alice AL ASMAR